Bienvenue chers visiteurs

Bonjour tous et toutes.

Ici vous retrouverez mes écrits, que ce soi mes poèmes, proses, réflexions, citations ou même mes philosophies ; Aussi des articles & pages sur différents sujets. Vous entrez dans mon monde, aussi périlleux soi t-il ! J’espère que vous allez vous plaire à lire, comme je me plais à les écrire.

Bonne lecture !!
Amicalement, Jack Asmo

Fade

Quand même la rage te donne envie de mourir, au lieu de te donner l’énergie de vivre et de te battre, tu sais, oui tu sais, que c’est fini. Je ne sais plus comment exister, ou persister, serait plus juste. Qu’est-ce que j’ai perdu en cours de route, qu’est-ce que j’attendais de la vie qui est irrécupérable ? Si je le savais je serai le plus heureux des hommes. Le courage me manque.

Je n’ai jamais autant souffert de toute mon existence et pourtant je demeure vide. Je n’ai plus rien à dire, plus rien à transmettre, je ne suis plus qu’une image qui se fade et disparaîtra. Les années lumières qui nous séparent, font en sortent que je suis déjà mort, mais que vous ne le voyez pas encore. Souvenez-vous de moi, car moi il y a longtemps que je me suis oublié.

Jack Asmo Tous Droits Réservés

Patriotique

Je suis un rêveur. Cela m’a plus souvent qu’autrement desservit, ce monde n’étant pas fait pour le songe. J’ai cru les mensonges des autres, trop volontaire à tout ce qu’une humanité avait bien à me dire. À tout ce que le peuple de mon pays, qui n’en est pas vraiment un, espérait être. De cette fraternité avec l’ancien monde qui n’existe plus que dans les chimères de l’âme. De toutes ces moqueries que l’on tend aux enfants, qui en savent pourtant bien plus que l’on aime croire. Peu de ces fils-là dehors se souviennent même de quoi se souvenir : je me souviens, une belle fable inécrite. Le sang des patriotes sèche et disparaît de la mémoire commune. Un beau congé payé, voilà le seul but que poursuit dorénavant ces générations.

Jack Asmo Tous Droits Réservés

Et si …

Et si dans cette absence il n’y avait rien à sauver ?

Dans le temps imparti je suis déjà mort, errant, de solitude.
Je suis déjà voué à me répéter sans cesse, sans pause.
Je suis échoué, écrouer, en miettes.
Je suis brisé, dénudé parmi le monde, mes secrets mis-à-nue.
Pourtant, personne ne me connaît ; ni même moi.
Sur les routes rayonnantes de vie du printemps, je ne suis pas.

La question première demeure, là où il n’y a plus d’âme, que sauve-t-on ?

Jack Asmo Tous Droits Réservés

Instant

Un trouble instant se manifeste
Tourment d’un songe
D’une anxiété qui déconne
D’un corps qui n’en peu plus
D’une fatigue qui a envahi ma vie
Pour ne rien laisser
Des mots qui se perdent
Des idées aussi
Ce qui demeure cherche réponses
Mais, est bien vide
Un après-midi pas comme les autres
Dissipé est l’esprit, accaparer
De tout ce qui ne va pas
Domine tout le reste
Du haut de la déraison
Cerclant les cadavres de l’être
Morts dans le néant, ô perdu
Il n’en reste plus grand chose
Qu’une pâle lueur de ce qui doit
Ou devrait exister… Qui a…
Je ne sais plus, je ne vis pas
Qui saura alors ?
Je m’enfonce de nouveau
Le temps qu’il me reste
En mois se décomptent
La voilà bien la vérité
Sans filtres, sans raconter le faux
Je n’en suis pas revenu de l’automne
Le moral n’a fait que chuter
Sans jamais remonter
Il est demeuré clouer dans la déception
D’une cassure soudaine, Inattendu
Qui ne saurait pas être ignoré
Et d’autres qui ont suivi
Un lieu, qu’est ma demeure
D’où je ne suis point en paix
De tout un système qui me met de côté
D’une noirceur qui ne demande qu’à remonter
D’une bête qui est en attente
Du jour où elle dominera
Où il n’y aura plus de conscient
Volontaire de la retenir
Où il n’y aura plus rien de beau
Que la dépravation d’une coquille vide
Livrée au vent

Jack Asmo Tous Droits Réservés

La main éternelle

Mère de toutes les mères, où es-tu pour calmer ton fils ? Lorsque les clapotis de la pluie ne l’aide plus à apaiser son âme. De toute la fureur donc tu es capable, pourquoi nous permets-tu d’exister ?  Nous qui ne respectons aucune de tes créations, même pas nos propres êtres.

Nous sommes démunis face à la vie, face à ses choix, face à l’inconnu. Nous avons appris à définir certaines choses, dans un ultime effort de te rendre prévisible. Dans notre folie nous y avons cru pour de vrai et de notre erreur nous nous surprenons encore de ses imprévus.

De tout ce qu’elle nous tend et que nous refusons, du haut de notre imbécillité, de notre candeur à la déception, de la métamorphose que nous avons subi, nous éloignant de cette terre. Celle qui nous a engendré, celle qui nous a tout offert, qui nous a montré l’équilibre ; cet équilibre que nous perdons, au premier coup de vent un peu fort. Mais, dis-moi, quand est-il de tes fils à qui il manque des morceaux ? Ceux que tu as mal construit.

Le brouillard est très épais parfois, comme masque de l’esprit. Nous voyons qu’il y a des arbres, mais n’en voyons plus la couleur, n’y du feuillage, que de la saison. Pleurons sur nos pauvres enveloppes errantes, car nous ne réalisons même plus nos tares, tellement nous nageons dedans. Nous ne devrions pas demeurer impuni.

Nous surpasserons toujours la dureté de l’acier, mais à quelque part aurons-nous un jour la légèreté d’une feuille.

Nous grimacerons tant l’effort est grand. Nous tomberons, nous mourons, mais pas sans peine, pas avant d’avoir vécu cette existence, peut-importe combien elle dure ou perdure ; cela est un effort de nager dans le bain du temps. Ce temps, celui sur qui nous portons tellement de fautes, alors qu’il ne va.

Les goûts, les mœurs, les tendances, les nécessités changent, cependant c’est toujours le même homme. Celui qui se dresse contre son monde, en tentative raté d’être le plus fort.

Montre-nous la voie, encore une fois. Nous sommes peut-être déchu de l’arbre, mais pas de ton ventre. Nous tes enfants quelque peu idiots, qui oublions. De cet oubli nous cessons d’exister pour un tout, nous vivons alors que pour un moi. Ainsi l’humain procrée pour être moins seul et non pas pour une espèce, la voilà la grande différence que nous donne la raison.

Jack Asmo Tous Droits Réservés