Nous devons mourir !

La vie est devenue d’une tristesse inquantifiable.

Je ne vois-plus, tout est sombre, ma ville s’éteint, se meurt un peuple. Enfermé, cloîtré comme des nones. L’agressivité, la peur et la solitude augmente, les esprits se rompent, tout s’éclate. Demain ce ne sera guère beau, pour les délaissés, d’un monde, d’une histoire.

Et si c’était très bien ?

Pour que la planète et même, que l’univers survive, l’humain doit périr, c’est ainsi. Tuer l’humanité, c’est aussi ça, défendre la vie ; celle-ci ne s’arrêtant-pas au nombrilisme de l’espèce, ayant souvent cru que sa raison lui donnait plus de valeur, plus d’illogismes oui, d’importance, non ; là dehors, d’autres vivent et tentent de résister aux assaults quotidien. Ils se reposent un peu.

Acceptons notre sort.

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De tout ce que j’ai été, de tout ce que j’aurais pu et dû, il en sera toujours des questionnements. Il n’y avait-pas de vérité dans ce tourment, dans ces peut-êtres, de la douleur avec des accalmies passagères.

Parce que dans la vie il y avait plus qui nous animait, que les voies classiques. La destruction, nous tendait aussi les bras et je voulais comprendre ce que j’étais. Il faut laisser les gens comme moi se déchirés, c’est ainsi que nous créons le mieux. Malheureusement, je ne pouvais-pas que me détruire seul, il me fallait vous forcer à repenser votre monde.

Nous n’avons jamais été destiner à marcher de concert, mais plutôt l’un contre l’autre et c’est aussi très bien, car il y avait plus dans ce monde que ce qu’individuellement nous percevons. D’autant que je ne comprends toujours-pas en quoi les marginaux devraient incessamment avoir tord. Nous avons droit à notre façon de voir les choses et de l’exprimer.

Je suis conscient de tout ce que je perds et j’y vais pareil, car au final, nous mourrons tous et je ne laisse rien de valeur. Voyez bien, que ce fut prémédité et longuement réfléchi. Il n’y a pas de surprise.

Erratum

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Fragmenté, en roue libre. Des actions de plus en plus de destruction, je me tue moyen terme, de plus en plus la pensée vers le court. J’ignore les autres, j’instaure tout ce qui me traverse l’esprit, je n’en suis même-pas gêné. La retenu s’en est allé.

Si mes geste ne viennent-pas vous surprendre, alors, j’aurais gagné. C’est que vous aurez fini par comprendre que je n’étais-pas un homme, mais bien une bête. Aussi sympathique et charmante soi-t-elle.

Hier j’ai pris trois pullules pour dormir et me suis injecté deux seringues pleines de testostérone. Car j’en ai plus rien à faire. C’était un impossible rêve. La charge monétaire est trop écrasante. Ce n’est-pas fini. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !

Ma sexologue ne croit-plus être en mesure de pouvoir écrire ma lettre de référence pour la chirurgie, car les deux récentes rencontres, je suis en dépression, je ne le nie-pas, mais les dix autres, où j’étais bien ? Ça ne vaut rien. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh !

J’arrive-plus à respirer, dans tous les sens du terme. Je n’arrive-plus à voir, ni à réfléchir. J’ai des envies de décapiter les vétérinaires, les banquiers, les salauds. Je vais vraiment mal, dans une société idéale, rendu à ce point là je devrais avoir tous les services, car je représente un risque élevé pour moi et pour les autres.

Nous ne sommes-pas dans ce genre de société, qui en a quoique se soi à faire de chacun de nous. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh !

(Pas corrigé, juste envie de jeter quelque part)

Jack Asmo Tous Droits Réservés

Chères

Mon amie, il y avait longtemps que je ne t’avais vu, toi qui me suivais par laps dans le néant, qui brimait ma vision, en me masquant le possible. Oui, toi, la fidèle, toujours prête, en une erreur d’inattention. Ô dépression, ça faisait un moment. Comment vas-tu, tu te débrouilles toujours avec les gamins, la famille et tout ?

Je me dois d’écrire, de bosser, pour ne pas devenir fou. Éviter de sombrer de nouveau. Le temps nous joue souvent des tours, nous ne le cherchons-pas nécessairement, mais quand le passé nous rattrape, il nous frappe soudainement de ce que nous étions et si depuis nous avons évolué, il peut être difficile de s’y revoir. Néanmoins, si nous avons grandi et que nous sommes ailleurs dorénavant, c’est aussi une belle richesse.

L’état dépressif dans mon cas est une conjoncture, dans un délai rapproché, de mauvaises nouvelles et/ou de baisse d’énergie, suite à la fin d’une/de phase(s). Ça devient trop, je dors mal, j’ai de moins en moins de force. Je cesse alors d’abonder à mes obligations et aux choses qui me feraient du bien. Malgré que je sache tout cela, je peine à faire autrement.

En ce dimanche matin je suis assis à la bibliothèque, pour composer ce texte, c’est un pas. Un sursaut.

Anxiété aussi me guette, sournoises amies qu’elles sont, toutes deux. Ratoureuses petites vlimeuses, va.

Je refuse de me laisser dominer dans l’absolu, de nouveau baisser les armes, permettant à la noirceur de choisir ma vie. Ça, juste ça, c’est l’importance de l’expérience, ne pas marcher deux fois dans les mêmes trous. Parce qu’on a appris à la connaître la route. Ça ne veut-pas dire être insouciant, car nous ne devenons-pas immunisé à l’accident, mais nous en connaissons les failles, qu’il nous ne sera plus aisé à éviter.

 

Jack Asmo Tous Droits Réservés.

Quelques textes retrouvés

En farfouillant, j’ai trouvé ce qui suit. Notez que nous sommes en fin 2016, debut 2017, j’étais dans un état trouble. Un moment où il m’était impossible de réfléchir la vie aux travers tous les spectres qui la compose.

Fin 2016 – « Ai-je aimé ? L’honnêteté induirait un non, par facilité. C’est une réponse donnée, à biens des questions, mais non pas à bien des maux.

5 mars 2017 – Je suis là, seul, au milieu de cette maison de crise, mes compères ayant trouvés oreilles agréables ou doux sommeil d’après-midi. Je lis du Antonin Artaud, du Lautréamont et je reviens aux bases de mon être, l’écriture, pour me calmer ces angoisses de vivre qui me déchire l’âme et les trips, ces derniers jours. Le matin surtout, quand la cadran sonne et que je me souviens que de boulot je n’ai plus, alors j’ai tellement mal que je pense que je vais mourir, la respiration me deviens difficile et si rien ne vient me distraire, je peux demeurer des heures ; dans la tourmente d’un deuil, dans l’incertitude d’un avenir et dans les échecs d’une vie.

Je suis un irréel dans un monde réel, je suis un être qui aime beaucoup trop et trop de choses, un homme hagard, l’égaré solitaire, à qui il manque le courage de foncer dans la stabilité d’une vie possible.

Je me laisse envahir par mes peurs, alors que j’ai tant à offrir.

Je ne suis pas certain de vouloir de ce monde ; ce monde qui m’a laissé croupir dans la cellule que j’avais créé.

Le drame d’un homme qui a tant de qualités et de potentiels, mais où l’envie de les utiliser manque.

7 mars 2017 – Dans ce méandre de possibilités, tout semble pareil à ce que déjà échoué, mais en plus loin !

En ce soir je ne vois plus d’avenir. Pourquoi essayer quand tout est déjà mort ? Qu’est l’avenir du demi-mort ? La fuite ? Mais vers où ? L’abandon ? La succession du chaos m’y mènera-t-elle finalement ? Y’a des choix, des options, mais de la place pour un Jack, je n’en vois-pas !

24 avril 2017 – Où es-tu Jack ?

L’homme qui avait au mois sa plume et rien d’autre ne subsistait en son âme. Qui voyait où tous sont aveugles et qui s’enfonçait dans sa propre noirceur, qui était un humain comme tous. Il a des étourdissement à force de ne pas avoir pied sur quelque chose et des creux profond en ses poumons, à chercher démesurément son air. Des plaque énormes lui compressent le cœur et une certaine insouciance lui voile la vue.

Par conséquent il n’est-plus dans le domaine du connu, mais bien en ces landes inexplorées de la tourmente.

 

Jack Asmo Tous Droits Réservés