Perdition

Je m’ennuie en ces jours, la vie étant très avare en stimulations ! J’en suis rendu à quémander sur des chemins indécis, un semblant de reconnaissance de mon existence, ou peut-être n’est-ce là qu’un autre leurre.

Dans cette réalité où je n’avais pas le droit à l’erreur comme tous, mais où j’avais tous les tords comme personne. J’étais devenu un paria, un exilé, mais contradiction humaine oblige, une nécessité pour certains. J’étais ce ballon donc on ne veut pas et qu’on se relance ; j’étais loin d’être un homme, car pour cela faut-il d’abord être de chairs, que de choses.

Avec ce système qui fait n’importe quoi et dans lequel je dois me battre à l’épuisement, pour faire ressortir les faits, hors de leurs interprétations et couvertures. De ces gens que l’on croirait de bonne foi, en plissant les yeux, de loin, poussant le vice à transmette impunément de faux renseignements, me nuisant directement face aux simplets, qui ne feront-pas l’effort de comprendre d’eux-même.

Je suis tellement fatigué, cette fatigue ralentit mon corps et mon esprit. Réduisant de plus en plus ma capacité à me défendre, même à seulement répondre. Je me retrouve cloué sur place, à accumuler des non-sens ! Je me dégoûte, le voilà cet être qui ne se reconnait-plus dans le miroir. Huit ans plus tard, il revient, celui que j’aimais nommer étranger, car il convient bien à tous de le croire d’ailleurs et « Il », je peux m’en laver les mains plus aisément.

Je tourne en rond dernièrement, à quelque part je permets qu’on m’estime à une valeur insuffisante, pour m’aider. C’est peut-être moi aussi qui ait une vision périmée de la relation d’aide. Pour moi c’est une discussion, d’où le but est d’amener d’autres façons de voir. Essentiel pour penser et repenser son monde. Primordial j’oserais dire.

L’absence me gruge l’esprit, zombifiant par delà toute possibilité de réparation. Ça me tue.

Jack Asmo Tous Droits Réservés

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Qu’en est-il ?

À travers les rouages du temps, voilà que se dessine une histoire mille fois écrouée depuis.

Celle de l’abandon d’un homme;

Face à ses pairs.
De ses pairs face à lui.
De lui à lui même.

D’une immensité inaudible qui saura être trouvée responsable des malheurs d’un monde, d’un être.

Comme-ci l’oublie devait avoir raison et coupable.

De ces nombreux lieux que sont les tourments de l’esprit, par delà la pensée raisonnée, bien trop près d’une vérité parfois. Il fait peur même au plus valeureux des fous, de ne pas toujours se comprendre.

De se retrouver étouffé par les questionnements constants de l’être. Hésitant, vacillant, entre justesse, insensé, brouillon, voir médiocre, même, les nuits les plus sombres.

Les lunes se suivent, perdure ce supplice d’un absolu moqueur, sans pitié, ni vanité, le temps lui n’oublie-pas, il continuera sans nous tous et jamais il ne s’en fera. Similarité certes avec l’humain, cette entité donc je suis frère, ce reflet, me ressemble beaucoup trop pour n’être que coïncidence.

Nous voilà un peu plus en paix que dans un court passé; l’homme vieillit et cet homme n’a plus envie d’avoir des agissements de fils de pute.

Je ne suis pas qu’une bête! Un jour viendra où non seulement je le verrais, mais où je le comprendrais. Je rétracterais alors ces griffes et redeviendrai ce chaton qui s’en foutait bien du temps, de l’incongru, de l’incomparable lubie d’une existence.

Alors tout deviendra soudainement plus clair.

Jack Asmo Tous Droits Réservés

Sortir le méchant ?

Je vais être très honnête avec vous, je n’aime-pas la tangente que prend notre société, qui ostracise de plus en plus de gens et ce, même en voulant les défendre. D’ailleurs soyons clairs, je suis à même de me défendre seul et je suis parfaitement conscient que certains de mes frères et sœurs, ni sont pas aptes. Ceci dit, je suis convaincu qu’il faudrait attendre que ceux-ci le demande, avant de prendre leur devant. Ce qui est selon moi une marque d’irrespect et mutile la capacité d’un être à se développer.

Plusieurs situations me viennent en tête, je vais choisir que l’une d’elle, pour illustrer mon propos.

Dans le domaine du jeu vidéo, il n’est pas rare de croiser des évènements publics d’importances. Comme dans tous domaines, il peut y avoir des personnes ayant transité ou en transition de genre, l’on peut en déduire que c’est plus ou moins visible. Le soucis n’est pas là, loin de là même, dans un lieu que nous nommons internet, plus précisément les tchats, car ses événements sont retransmis.

Alors, dès qu’il y a une question du genre « est-ce que c’est une fille ? », « la voix c’est bizarre, non ? », ou des remarques du genre « elle ressemble à un garçon », « c’est une/un trans », dès lors suppression des messages et l’expulsion temporaire ou si la personne persiste, le bannissement. Pourtant, pour beaucoup ce n’est pas pour mal faire, c’est une question que oui, ils sont en droit et légitime de se poser. On n’est pas trans, être trans n’est pas un état, selon moi, c’est une transition, tu es un homme, une femme, bi-genre, sans genre etc., les gens verront toujours que ce qu’ils veulent bien voir, l’important c’est de se respecter soi-même et de mettre l’emphase sur un entourage qui le fait également.

Aparté nécessaire : je fais là la différence entre événement et lieu personnel. Que ce soi ton blog, ta chaîne, ton facebook, je peux saisir que recevoir les mêmes questions soixante mille fois par jour, peut être irritant et que vous en ayez marre et prenez donc les mesures nécessaires.

Bien sûr il y a des messages haineux, qui ne sont pas juste des remarques ou des questions, ceux là, faut les enlever. Tolérance zéro. Il faut cesser de vouloir nous mettre dans un panier de soie, douillet. Puisque la vie ce n’est pas cela. C’est une fausse sécurité. Qui de plus nous fait passer pour des « intouchables », alimentant une haine. Qui parfois même n’existait-pas en une personne, ou un groupe.

Pouvons-nous le laisser un peu tranquille l’individu cis-genre ? Depuis un bon moment, c’est presque un terme péjoratif, dit avec une certaine condescendance par mes frères et tourner à la dérision par les « cis-genrés », combien de fois entendons-nous « je ne suis qu’un pauvre individu cis-genre et blanc ».

Je ne suis pas un homme de demi-mot, je ne cacherais-pas mon mécontentement dans des remarques lancées dans la nature. Pour moi c’est aussi beaucoup une question de logique. Prenons notre cis-genre, homme et blanc, justement; s’il a les cheveux longs ou la voix un peu aiguë; il ne gênera personne que quelqu’un passe une remarque là-dessus. Dans un monde idéal, je vous l’accorde, il n’y aurai-pas de standards donnés et les gens seraient vraiment considérés comme une unicité et non pas par un schéma, mais hélas c’est une belle utopie et dans la définition même du mot, quelque chose d’irréalisable.

Toutes ces situations me gêne profondément, je ne resterais-pas en retrait à acquiescer passivement. Ce n’est pas dans ma nature. Le silence ne fera jamais avancer les choses !

Jack Asmo Tous Droits Réservés

(sans titre)

J’ai tenté d’être cet homme que l’on admire pour ses qualités, pour son assiduité et sa persévérance. Mais hélas, ma personnalité m’empêchais d’être autre chose qu’un homme qui sabote sa vie. Je voulais être le meilleur des hommes, puis avec le temps c’est devenu : je serais le meilleur même si je dois être le pire. Comment en arrive-t-on là ?

Je lâche pied, j’ai peur, je crains que trop la chute. Le retour au vide, qui ne m’a pas vraiment quitté. Dans la tourmente d’une vie, par force et ajustement, je me suis créer une hygiène de vie, qui me maintient. Je risque la perte des acquis. Je souffre, j’ai mal. Je me suis tant battu. Mais y avait-il une place pour quelqu’un comme moi ? Est-ce vraiment ma seule façon de sortir dans un éclat ?

Est-ce que j’aime encore la vie ?
Je ne crois pas. Je me suis extirpé du gouffre, pour échouer.
Cette vie n’a jamais été mienne, ma place est parmi les oiseaux.
Liberté où es-tu ?

Cela fait trois fois que j’atteins à mon existence, en cette jeune année. Apparemment il est trop résistant ce corps. Normal me direz-vous, moi qui ai passé sa vie à le maltraiter et le pousser dans toutes ses limites.

Je suis à terre tel un chien agonisant.
Je n’ai jamais mérité cette humanité, après tout.
Je m’excuse d’avoir demandé à tord cette reconnaissance.

Qui sacrifierez-vous ?
Là où il n’y a plus rien à sauver.
Pas d’âme volontaire.

Les jacasseurs sont ceux qui viendront immanquablement, après la fin. C’est la pestilence, les déchets que porte en lui l’humain. Ceux qui n’y étaient pas avant, y seront en dernier. Lorsqu’il ne restera plus de possibilité de coexister.

Toute ma vie j’ai aimé croire que j’étais incapable d’amour. Mais c’est bien ce qui me tue en ces jours, de trop aimer. J’aurais apprécié n’être qu’un bloc de glace, mais j’étais une rivière de lave qui emporte tout, qui transporte et mêle pour fondre tous les sentiments. Un bloc d’émotions que je ne comprends pas, je suis.

Je suis vacillant sur le bords de la falaise, un coup de plume et je coule au fond de l’abime. pour toujours.

Nous n’entendrons-plus les plaintes du messager, du songeur du néant.

Jack Asmo Tous Droits Réservés

Tristesse d’un moment

Je suis triste de ne pouvoir discuter toute la journée. Comme-ci dans la fonction je cherchais une amie. J’en ai eu beaucoup d’intervenants, de gens près de moi, cela crée à chaque fois un peu plus de douleur lors de la séparation. On s’habitue aux gens, on aime même. Nous devons nous aussi, usagers, nous résigner à laisser aller, comme eux le font si souvent. Comme nous sommes seuls face à une seule déchirure, il ne faut pas oublier qu’eux sont seuls face a de multiples déchirements. Si puis-il apporter quelque réconfort.

Je comprends certes les choses avec plus grande maturité maintenant, avec expériences je me rends compte de profiter de ce temps, de ces moments qui me sont gracier, au lieu de le gaspiller à maudire la vie. Car je n’y gagnerais rien.

J’en ai suffisamment été priver dernièrement par le sort. Confronter au manque de choix que l’on me pose, un homme se fatigue. Un homme abandonne l’idée d’être con et de sur-réagir. Un moment donné nous avons envie de juste profiter de ce que nous possédons dans l’instant présent et non sur ce que nous perdrons incessamment.

Contrairement à eux, moi je ne possède que la formation de la vie, de l’habitude, pour ne pas trop m’attacher. Quand ça nous arrange d’avoir que des gens temporaires dans nos vies, c’est qu’on est passé à côté de quelque chose, que dans l’oubli nous avons perduré la solitude et qu’à quelque part c’est mieux que rien ; nous nous disons entre deux silences.

De ce silence d’où ne résonne aucun murmure. Dans l’absolu songe que je devrais être mieux ; j’avais seulement oublié qu’être meilleur, ne devait pas dire être plus bête, de revoir les paramètres vers la baises.

Je souffre plus que les autres en ce domaine, car malgré toute mon expérience, de voir défiler les gens, les rôles et les métiers, je suis resté très naïf et me fais toujours avoir. Je ne suis pas devenu plus intelligent avec les années. Bien que l’on m’eut répété très souvent qu’ils n’étaient pas là pour être mes amis. L’image qui se crée parfois à cause entre autre, de la proximité, fait en sorte que nous nous laissons prendre au jeu, à l’erreur.

Ce texte décousu démontre bien qu’avec toutes les bonnes volontés du monde, l’on commence par de soi, du plus profond et finissons par généraliser, pour se fondre dans la masse. Je ne suis pas différent des autres. J’aimerais que nous retenions surtout, que travail ou pas, je suis capable d’aimer. Pour moi avoir quelqu’un à qui l’on peut tout dire, ça l’a toujours valu une amitié, peut-être même plus. Tout ce que l’on peut espérer d’une vie. C’est une importante valeur dans ma vie, d’autant plus que je n’ai que peu de motifs de comparaisons.

Je suis qu’une errance.

Jack Asmo Tous Droits Réservés