Une conclusion

Ce n’est pas l’oiseau qui est en cage, mais le con qu’on a oublié dans un coin humide et sombre ! On a jeté la clé au tréfonds de l’oublie. On ne l’entend pas, alors comment le comprendre. Lui qui a perdu ses facultés à force de ne pas vivre. Qui est mort d’usure en se rongeant l’âme, petit à petit. Dix ans, il en a eu du temps pour ça. Il ne reste plus rien qui mérite d’être nommé.

Le printemps l’avait vu naître et grandir ; il aura beaucoup aimé cette saison, où à chaque année tout renaît. C’est l’hiver qui l’a vu mourir ; cette saison où tout ralentit, où nous réalisons dans le froid, que l’humain ne peut pas vivre au même rythme que le temps, sinon il trépasse. Cela aura au moins la facilité d’expliquer pourquoi il coure toute son existence, depuis l’aube de l’humanité.

Rien ne meurt, qui est déjà mort. C’est d’une logique croirait-on infaillible et pourtant ils ne sont pas nombreux à y croire. Encore moins à ne pas lyncher le messager.

À quelque part il n’était pas devin, mais en le cœur des hommes il a compris par répétition, que de place il n’avait pas.

C’est avec pas mal de mépris et d’amertume qu’il aura tourné les dernières pages de sa vie. Quel que soit, il faut savoir que ce n’est pas avec plaisir, qu’il l’a fait, mais par dépit. Exactement comme il vivait depuis des mois. Pourrions-nous pousser cette affirmation à une année, voir plus ?

Le dépit… Pff ! Ce n’est pas humainement vivable. Il aurait aimé avoir les yeux et l’absence d’histoire, qui lui aurait permis de voir un humain qui ne vivait pas ainsi. Mais ce n’était pas possible dans son univers.

Son univers, c’est ce que les gens comprenaient le moins ; comment une entité pouvait être si différente, mystifiait le monde.

Pourtant, ce n’était qu’un autre homme, avec son histoire, ses forces, ses faiblesses et son opinion des choses. Qui se devait d’établir un passage entre les mondes, mais qui a lamentablement échoué.

De ses différences il n’avait jamais souffert. C’est une chose qui est venue avec le retour à la vie, après une longue absence. Drôle pareil, pour celui qui a tant défendu le droit d’existence, de toutes choses.

Ainsi quitte le songeur du néant.

Jack Asmo Tous Droits Réservés

La première phrase est une référence à ce texte: Cage

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