Moment

Le froid toujours présent en cette fin mars deux mille quinze et une neige bien ancrée. La chaleur reviendra, certes que tardive cette année. Plus froide que la normale, plus froide que dans le reste de ce pays; nous y avons goûté et avons survécu.

Le printemps reviendra en avril, mois de ma naissance, période fade normalement; car le symbole résolu d’une autre année de perdue. Peut-être qu’après tout ce froid, l’appréciation de ce mois sera meilleure.

Le temps va, il se passe même au cœur du néant, je n’y ai jamais échappé. Mais j’aime croire que dans la lumière il se perpétue plus rapidement et de ce fait pèse un peu moins sur moi. Dans l’avancement viennent aussi les distractions.

Moment de pensées au milieu de cette persistance.

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La mesure de la démesure

Dans la mesure du juste, cours toujours étroitement la démesure. Ainsi l’un comme l’autre cherchent à prendre la plus grande place en l’être. C’est cette tacite qui cause du tort aux êtres logiques, qui ne voient là qu’un autre illogisme en l’humain. Qui puissent en eux toutes leurs ressources, jusqu’à épuisement totale, pour tenter d’élucidé l’incohérence de ce qui ne peut pas être compris; car il n’y a tout simplement rien à comprendre. Les deux sont voués à persister, c’est ça le raisonnement. L’un sans l’autre et l’homme n’existe pas sous cette forme. L’homme est destiné à se répéter, car sans ce qui le définie, il n’est pas.

Ensuite, une fois analysé, je ne suis pas obligé de l’accepter. Je ne me soumettrez-pas à ce paradoxe. Même si au fond et certainement c’est moi aussi, cette contradiction. Nul être n’est plus scindé, mais de ces opposés en moi, vient le concis. Dommage qu’il n’en soi pas pareil pour tous.

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Extraction

L’éloge de la fuite
Une tuile sous les pieds
Des lâches et de médiocres
Qui ne fuit pas, qui vole
Emmenant son passager
Vers les lubies d’une routine aveuglante
L’existence réelle des marionnettes
Palpable du vide bien concis
Qui gruge ce monde à vif
Qui délaisse la raison même
Qui se tire dans la tête
À chaque souffle une incompréhension
Pourquoi accepte-t-il de vivre sous ces termes
Il serait mieux et plus juste
Dans la mort, cet homme
Plein d’effroi est son coeur
Empli d’égocentrisme est son esprit
Le néant dans cette raison
Donc il se permet de s’en croire supérieur
Aux autres êtres de cet univers, bien infini
Dans lequel existent des centaines de milliards
De choses meilleures que l’humain
Bien bas sont les messagers
De ne point parvenir à transmettre
Les messages de la mesure
Du vrai, du respect, des possibilités
La justesse qu’il est plausible de vivre
En harmonie, que ce n’est pas une utopie
Qu’il suffit de s’oublier autrement
Nous oublions toujours les choses bonnes
Tel à vos habitudes
Tel à la mienne
Le souvenir de la merde persiste
Ça oui, nous en sommes les grands champions
Nous nous en souvenons, nous nageons dedans
Nous la savourons avec un plaisir trop facile
Mais pourquoi, bordel ?
La fuite est-ce vraiment la seule solution ?

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