Bienvenue chers visiteurs

Bonjour tous et toutes.

Ici vous retrouverez mes écrits, que ce soi mes poèmes, proses, réflexions, citations ou même mes philosophies ; Aussi des articles & pages sur différents sujets. Vous entrez dans mon monde, aussi périlleux soi t-il ! J’espère que vous allez vous plaire à lire, comme je me plais à les écrire.

Bonne lecture !!
Amicalement, Jack Asmo

Perspective

Je regarde vers l’absolu avec un petit air de déjà vue
La dévolue vérité d’un monde entrouvert de perspectives
Enchainer, tourmenter, d’ailes en désordre restrictive
Vers demain, ou hier, je ne sais plus le sens, la direction
Du pareil pour les êtres coincé dans l’infecte défection
D’excréments bassinal, nous ne savons plus à force d’y tourner
De quel coté va la vie et du quel vient-elle ? Tournoie, noyez
Éclaboussé par mes semblables, à couvert j’aimerais bien
Hélas soi-t-il que le moi, le présent,  ce soi perdu en chemin
En cherchant le messager, son coté absent
Maintenant les deux sont perdus, pas âme qui vivent
Pour s’en souvenir, de l’un comme de l’autre, futile !
Le corps délaissé marche malgré tout dans cet abime
Vile, très vile sont les gens de s’oublier soi-même
Quand est-il des murmures absents des connaissances
Censé te rappeler, t’aider dans la recherche, la renaissance
Où sont ses amis, familles, tout humanoïde se souvenant ?
Sont-ils tout comme moi, le demi-mort errant,
Trop occupé à flotter quelque part à côté de la vie ?
Un jour vous verrez que comme les étoiles dans l’infini
Je suis, qui sait, peut-être déjà éteint
Vous me voyez d’autres époques, irrestreint.

Jack Asmo Tous Droits Réservés

Le rappel

« Le temps est un joueur avide qui gagne à tout coup sans tricher. » Baudelaire

Cela me rassure bien de savoir ou de me souvenir que le temps gagne toujours et que la vie perdra donc incessamment au final. La mort ne m’oubliera pas ici.

Là où les vérités certaines effraient le commun, moi je m’en rassure bonnement. Je suis bien différent, moi l’absolu me réconforte, l’encadrement, le chemin est déjà dit, seule la vie et la continuité peuvent te blesser.

Ainsi va l’existence du demi-mort dans un monde d’où il n’est plus vraiment.

Mais la question persiste ; Est-ce mieux le néant qu’un monde inaccueillant ?

Ce néant, l’absence dans l’absolu.

Ce monde, un lieu de mensonges, du coté humain du moins.

Arrgh cette maudite humanité qui m’emprisonne dans un espace qui ne semble pas être le mien.

Où est-ce que j’appartiens alors ?

Un jour aurais-je la réponse …

Jack Asmo Tous Droits Réservés

Baudelaire – L’horloge

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit :  » Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroit ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! « 

Charles Baudelaire